Communiquer sur des briquets ou cendriers est devenu has been depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les CHR. Rencontre avec Stéphane Calleja de la société French Card qui propose aux entreprises de communiquer sur un support original : le préservatif.
[MAP]News - Pouvez-vous vous présenter en deux mots ?
Stéphane Calleja - Bien que graphiste de formation, c'est principalement comme vendeur, au sens large du terme, que j'ai bâti mon expérience. Que ce soit comme attaché de presse pour le cinéma ou comme prestataire de service, ces expériences m'ont amené à créer French-card.com en avril 2005.
[MAP]News -Expliquez-nous votre concept, comment est née l'idée ?
SC - Aujourd'hui tout se personnalise jusqu'au moindre détail. Alors pourquoi pas l'emballage d'un préservatif et proposer aux particuliers, via un site, de personnaliser l'emballage de leur préservatif en ligne ?
Démocratiser son image en lui donnant un coté ludique en quelque sorte.
Faire du préservatif un objet de communication n'est pas en soi, une nouveauté. Mais la plupart des fournisseurs proposent une communication sur un suremballage cartonné. Dans ce cas le prospect qui reçoit le produit jette le carton et garde le préservatif. La communication est quasi nulle hormis pour le fabricant.
Nous avons donc créé une technologie permettant d'imprimer sur l'emballage avec le préservatif déjà à l'intérieur et ce, à partir de 6 pièces.
Le préservatif est un produit utile, cela n'empêche pas d'avoir un produit sympa. Nous nous efforçons de les placer en vente dans les bars, discothèques mais aussi hôtels, campings, magasins de souvenirs...
[MAP]News -Comment définissez-vous votre offre aux CHR ?
SC -
La plupart de ces établissements sont des lieux de rencontres et de fêtes. Il est essentiel d'y trouver des préservatifs facilement. On ne fait plus attention aujourd'hui à ce qu'il y a d'inscrit sur un stylo, un briquet ou un porte-clef. Nous proposons de communiquer sur un préservatif en y apposant le logo et coordonnées du lieux ou comme flyer en annonçant une soirée à venir ... Un jour peut être cela ne marquera plus les esprits, en attendant cela surprend.
[MAP]News -
Combien d'établissements comptez-vous dans votre réseau ? (restaurants, discothèques, etc..) ?
SC -
Une trentaine de restaurants utilise aujourd'hui nos préservatifs pour leur communication et sont devenus des clients réguliers. La plupart des discothèques font des opérations ponctuelles. Nous mettons en place pour cet été des modèles personnalisés avec un présentoir adapté que les établissements de nuit peuvent vendre en caisse ou au vestiaire.
[MAP]News -Comment choisissez-vous vos fournisseurs ?
SC -
Notre souhaitions proposer des préservatifs autour d'une ligne soignée. Nous avons sélectionné un fournisseur qui a su allier qualité et esthétique. Tous nos modèles sont en conformité avec les normes européennes.
[MAP]News -Sur quel principe repose l'opération commerciale pour le CHR ?
SC -
Avec l'interdiction de fumer dans les bars, restaurants et discothèques, il devient aujourd'hui obsolète de communiquer par l'objet avec des briquets, pochettes d'allumettes ou cendriers. Distribué sous cette forme, le préservatif devient ici un formidable espace publicitaire qui véhiculera, quoiqu'il en soit un message préventif, et marquera les esprits. Nous l'associons d'ailleurs, régulièrement, à un éthylotest sous forme de « kit soirée sécurité ».
[MAP]News -Quels sont vos principaux motifs de satisfaction ?
SC -
Bien souvent les entreprises commandent quelques pièces sur le site puis se tournent directement vers nous pour de plus grandes quantités. Bien que leader sur notre marché, nous nous efforçons de fournir un service de qualité tout en étant réactifs, que ce soit pour 6 ou 10.000 pièces.
Personnellement, je me dis que nous avons réussi quelque chose lorsque je vois une commande venant d'une boulangerie ou d'un vendeur de fenêtre avec un message évocateur « Ne vous mettez pas dans le pétrin... » ou « Pour facilitez les ouvertures... »
En savoir plus : www.french-card.com
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